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mercredi 6 avril 2011

Le journal d' Anne Frank

C'est d'abord pour elle seule qu'Anne Frank entreprend l'écriture de son journal le 12 juin 1942. 
Mais au printemps 1944, le gouvernement néerlandais décide de rassembler, dès la fin de la guerre, tout écrit relatant les souffrances du peuple occupé. 
Du haut de ses treize ans, Anne Frank s'adresse alors à la postérité. 
Au fil d'un récit alerte et chaleureux, elle décrit à sa "chère Kitty" imaginaire sa pénible vie clandestine. 
Car Anne et les siens vivent cachés dans "l'annexe" des bureaux paternels. 
L'occasion pour la jeune fille d'observer et de consigner dans son précieux cahier les comportements de chacun, d'analyser avec une maturité étonnante les tensions psychologiques dont vibre le quotidien. 
Elle y confie aussi sa peur, ses rêves et ses ambitions, ainsi que ses premières amours et ses réflexions sur la religion


Un livre pour ne pas oublier.
Je l'ai lu au même âge qu'avais Anne. La proximité avec le personnage m'a permis de m'identifier et de ressentir ses émotions. Il est cependant inter générationnel et il est certain que c'est un livre que je conseillerais à mes enfants quand ils auront l’âge de comprendre !


Morceaux choisis :
« J'aimerais ressembler toujours à cette photo. Alors, j'aurais peut-être la chance d'aller à Hollywood. »
 
« Et je continue à chercher le moyen de devenir celle que j'aimerais tant être, celle que je serais capable d'être, si... il n'y avait pas d'autres gens dans le monde. »
 
« Pense à toutes les merveilles qui t’entourent et sois heureux. »
 
« Un ami ne peut prendre la place d’une mère. J’ai besoin de ma mère comme d’un exemple à suivre. »
 
« Le courage et la joie sont deux facteurs vitaux. »
 
« Quand dehors les oiseaux font des trilles, quand on voit les arbres devenir verts, quand le soleil vous attire au dehors, quand le ciel est si bleu, alors j’ai tant de choses à dire. Vivement que ça finisse. »
 
« C'est une sensation très étrange, pour quelqu'un dans mon genre, d'écrire un journal. Non seulement je n'ai jamais écrit, mais il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s'intéressera aux confidences d'une écolière de treize ans. Mais à vrai dire, cela n'a pas d'importance, j'ai envie d'écrire et bien plus encore de dire vraiment ce que j'ai sur le coeur une bonne fois pour toutes à propos d'un tas de choses. Le papier a plus de patience que les gens : ce dicton m'est venu à l'esprit par un de ces jours de légère mélancolie où je m'ennuyais, la tête dans les mains, en me demandant dans mon apathie s'il fallait sortir ou rester à la maison et où, au bout du compte, Je restais plantée là à me morfondre. Oui, c'est vrai, le papier a de la patience, et comme je n'ai pas l'intention de jamais faire lire à qui que ce soit ce cahier cartonné paré du titre pompeux de « Journal », à moins de rencontrer une fois dans ma vie un ami ou une amie qui devienne l'ami ou l'amie avec un grand A, personne n'y verra probablement d'inconvénient. »
 
« La paresse peut paraître attrayante, mais le travail apporte la satisfaction. »
 
« À peine idéalismes, rêves, belles espérances ont-ils le temps de germer en nous, qu’ils sont aussitôt atteints et totalement dévastés par l’épouvante de la réalité. »
 
« C’est surtout le dimanche que je me sens malheureuse. Ce jour-là, l’atmosphère de la maison est oppressante. Dehors, on n’entend pas un chant d’oiseaux, un silence mortel s’abat sur tout... “Sortir, respirer et rire” entends-je crier en moi. »
 
« samedi 1er mai:
en réfléchissant de temps a autre sur la façon dont nous vivons ici, j'arrive presque toujours a la même conclusion : en comparaison des juifs qui ne sont pas cachés, nous devrions nous croire au paradis. Cependant plus tard, quand tout sera redevenu normal, habitant notre maison proprement rangée comme autre fois, je ne pourrai m'empêcher de m'étonner en me rappelant ce à quoi nous sommes réduits maintenant. »

dimanche 20 mars 2011

Bridget Jones : L'âge de raison, Helen Fielding



Hourra ! Finies, les années de solitude. Depuis quatre semaines et cinq jours, entretiens relation fonctionnelle avec adulte mâle, prouvant par conséquent que je ne suis pas paria de l'amour comme craint précédemment." Voici la suite tant attendue de l'irrésistible journal de Bridget Jones, la célibataire la plus drôle de la planète. Où elle découvre à quel point l'important n'est pas de trouver un prince charmant, mais surtout de le garder ! Nous retrouvons les tribus de copines, les Célibattantes et les Mariées-Fières-de-l'Être, les parents à côté de la plaque... et ses éternelles bonnes résolutions (perdre au moins cinq kilos, arrêter de fumer et de boire du chardonnay), qui font de cette aventurière des temps désespérément modernes notre névrosée préférée.


Première phrase : "lundi 27 janvier, 58,5 kg (ne suis plus qu'un bourrelet), jules : 1 (hourra !), baise : 3 fois (hourra!), calories : 2100, éliminées par baise : 600, donc calories restantes : 1500 (exemplaire)."


On retrouve Bridget avec plaisir ! L'humour est toujours là, c'est toujours aussi piquant et décapant, elle est attachante, on voudrait juste pouvoir lui souffler des conseils à l'oreille !

Morceaux choisis :
 « Sortir avec quelqu’un n’est qu’une épouvantable partie de bluff et de double bluff où l’homme et la femme se canardent derrière deux rangées de sacs de sable opposées.»


« 7:15 : Hourra ! Finies les années de solitude. Depuis quatre semaines et cinq jours, entretiens relation fonctionnelle avec adulte mâle, prouvant par conséquent que je ne suis pas paria de l'amour comme craint précédemment. Me sens merveilleusement bien. 

8:50 : Humm. Me demande quelle sorte de père il ferait. 
8:55 : De toute façon, éviter les fantasmes et idées fixes. »

Helen Fielding (lien vers la bio)